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Après la parenthèse imposée  par le contexte, un nouveau numéro d’ALTERS ECHOS vient de paraître. Le journal reprend son rythme. Toujours solidaire, altermondialiste et écologiste...
Un dossier qui nous parle de Solidarités, un de nos trois piliers…

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Voici l’édito du n°55...

 En quinze ans d’existence, jamais Alters Echos n’avait dérogé au rythme de ses parutions jusqu’à celle prévue en juin dernier qui n’eut pas lieu, la chaîne solidaire de l’écriture à la distribution-vente étant perturbée et rompue pour les raisons que l’on sait. Nous nous en excusons, mais nous savons que vous retrouverez le journal avec intérêt, sinon plaisir.
Pour ce numéro, nous aurions pu vous parler du « monde d’avant », du « monde pendant – maintenant, donc », « du monde d’après »… Tout a presque été dit, redit, envisagé, imaginé, coché, barré, écarté, trouvé… Non pas que nous n’ayons pas eu quelques espérances, aperçu quelques frémissements… Une économie mondiale qui se met à l’arrêt à ce point depuis la naissance de l’industrialisation, c’était inédit. Et ça laissait entrevoir quelques perspectives inédites. Avec la diminution drastique de la pollution, les villes sont devenues plus respirables, ceci dû à une baisse conséquente des émissions de CO2. Mais la nature, aussi, a semblé reprendre quelques droits. Certains y ont même vu un regain dans la biodiversité. Un peu partout des eaux, canaux, fleuves sont devenus plus limpides. Mais force est de constater que le répit a été de courte durée. Et le monde de demain risque fort d’être le clone de celui d’hier, un masque en plus. La planète a bien eu un peu de répit ! Le fameux « jour du dépassement » - qui chaque année arrive plus tôt depuis 1970 (c’était alors le 29 décembre ! En 2019, le 29 juillet…)-, nous rappelle le jour où nous commençons à vivre à crédit sur son dos. En 2020, ce fut le 22 août. Pour la première fois en 50 ans, ce jour est arrivé plus tôt. Depuis le début de l’année et des mois de course au PIB enfin contraints et bridés. Tout ça pour ça : trois misérables semaines gagnées de répit pour la planète. Comme pour un bateau dont on coupe les moteurs (et encore les moteurs de la folie planétaire n’ont jamais été totalement à l’arrêt !), le souci, c’est d’arriver à vaincre son inertie. Plus le bateau est lourd, plus l’énergie emmagasinée est importante… Nous payons des décennies voire un siècle d’inertie d’un paquebot industriel mondial destructeur trop lourd pour la planète. Et qui redémarre comme avant !
Trouverons-nous quelque chose à retirer de positif de cet épisode qui n’est pas terminé ? Une première chose est significative, des habitudes de consommation marginales d’« avant » se multiplient et se pérennisent. Les produits alimentaires de proximité ont pris plus de place épargnant le transport. Mais ce ne sera pas suffisant. Autre chose significative, les solidarités qui se sont mises en place pendant le confinement, pour beaucoup, perdurent. Et, là c’est une bonne nouvelle.
C’est sur ce terrain-là que nous avons voulu vous emmener sur ce numéro. Celui des solidarités. Individuelles parfois, associatives souvent, groupes de femmes et d’hommes se tournant vers les plus démuni-e-s. Existent aussi des solidarités institutionnelles qui se font avec de l’argent public. Des collectivités dont c’est la mission première et qui les mettent en œuvre. Par exemple le Conseil Départemental de la Hte Garonne à qui nous souhaitions donner la parole. Il n’en a pas voulu.
Mais vous lirez de belles initiatives, ici, comme à Bagatelle à Toulouse (p.9), Parcours d’Exil à Paris (p.3) ou l’association MaMaMa, née pendant le confinement et qui continue son travail (p.6-7). Et aussi de beaux exemples de solidarité à découvrir à Chicago (p.10), Londres ou dans l’Oklahoma (p.9). Alors que SOS Méditerranée, ne renonce pas, solidaire, contre vents et marées (p.5).
L’épisode que nous continuons de vivre nous rappelle qu’une fois encore, c’est sur nous, habitants  que nous devons avant tout compter, nous appuyant sur l’esprit de solidarité grandissant qui a émergé ce printemps.
Quant à la planète…   

Alters Echos

 

Tag(s) : #Alters Echos
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